La règle qui décide de tout : le quota de 49 %
Le Condominium Act autorise les étrangers à détenir collectivement jusqu’à 49 % de la surface habitable d’un immeuble en pleine propriété. Ce quota est calculé en mètres carrés, pas en nombre de lots, et il est figé par immeuble. Quand il est atteint, les appartements restants ne peuvent plus être vendus à un étranger en freehold.
Concrètement : avant toute offre, nous demandons au syndic une attestation de quota disponible. Sur les résidences les plus recherchées de Pratumnak et du front de mer, le quota étranger est saturé depuis des années. Les vendeurs vous proposeront alors un achat en leasehold — un bail de 30 ans — présenté comme équivalent. Il ne l’est pas.
Freehold contre leasehold : la différence qui coûte cher
En freehold, votre nom est sur le titre de propriété, vous revendez à qui vous voulez, et le bien entre dans votre succession. En leasehold, vous achetez un droit d’usage de 30 ans maximum enregistré au cadastre. Les vendeurs promettent presque toujours deux renouvellements pour arriver à 90 ans : ces renouvellements sont des promesses contractuelles, pas des droits. Si le propriétaire du titre change ou refuse, un tribunal thaïlandais ne fera généralement exécuter que les 30 premières années enregistrées.
Un leasehold se revend mal et se dévalorise mécaniquement à mesure que le bail se consume. Notre position est simple : nous vous déconseillons le leasehold sauf cas très particuliers, et nous vous le dirons même si cela nous fait perdre la vente.
L’argent doit venir de l’étranger
Pour acheter en freehold, vous devez prouver que les fonds sont entrés en Thaïlande depuis l’étranger, en devise étrangère, converties en bahts à l’arrivée. Votre banque thaïlandaise émet alors un Foreign Exchange Transaction Form (FETF) pour tout transfert supérieur à 50 000 USD, ou une attestation de crédit en dessous.
Sans ce document, le bureau des terres refusera l’enregistrement du transfert à votre nom. C’est l’erreur la plus fréquente et la plus coûteuse : des acheteurs qui transfèrent leurs fonds en plusieurs virements mal libellés, ou qui paient depuis un compte thaïlandais déjà approvisionné, et se retrouvent bloqués au moment du transfert de propriété. Nous cadrons le circuit de paiement avec vous avant le premier euro envoyé.
Ce que nous vérifions avant que vous signiez
Un achat en Thaïlande n’a pas d’équivalent du notaire français. Le transfert se fait au Land Office, et personne n’a l’obligation de vérifier quoi que ce soit à votre place. Nous le faisons, et nous recommandons systématiquement un avocat thaïlandais indépendant pour la due diligence — pas celui de l’agence, pas celui du promoteur.
- Titre de propriété (Chanote) et concordance exacte avec le lot vendu
- Attestation de quota étranger disponible délivrée par le syndic
- Absence de charges de copropriété impayées attachées au lot
- Fonds de réserve de la copropriété et travaux votés en assemblée
- Hypothèque ou nantissement éventuel sur le lot
- Pour un achat sur plan : licence de construction, EIA, et solidité financière du promoteur
Les frais réels au-delà du prix affiché
Prévoyez environ 2 à 3 % du prix en frais de transfert, généralement partagés entre vendeur et acheteur : frais de mutation de 2 %, plus selon les cas un droit de timbre ou une taxe d’affaires spécifique et une retenue à la source côté vendeur. Ajoutez le fonds d’amorçage de copropriété sur le neuf, et les honoraires d’avocat, entre 30 000 et 60 000 THB pour une due diligence sérieuse.
Après l’achat, la copropriété facture des charges mensuelles de 40 à 90 THB par m² selon le standing. Sur un 60 m² en résidence haut de gamme, cela fait 5 400 THB par mois, tous les mois, que vous occupiez ou non. Intégrez-le au calcul avant de comparer avec un investissement locatif.
Questions fréquentes
- Un Français peut-il être propriétaire d’un appartement en Thaïlande ?
- Oui, en pleine propriété et à son nom, à deux conditions : que l’immeuble n’ait pas atteint son quota étranger de 49 % de la surface habitable, et que les fonds proviennent de l’étranger, documentés par un FETF émis par la banque thaïlandaise. Aucun visa particulier n’est exigé pour acheter.
- Faut-il un visa pour acheter un appartement à Pattaya ?
- Non. L’achat d’un appartement en pleine propriété est ouvert à tout étranger, y compris avec une simple exemption de visa touristique. Acheter ne donne d’ailleurs aucun droit de séjour : le titre de propriété et le visa sont deux sujets totalement séparés en droit thaïlandais.
- Quels frais s’ajoutent au prix d’achat ?
- Comptez 2 à 3 % du prix en frais de transfert au Land Office, souvent partagés avec le vendeur, plus 30 000 à 60 000 THB d’honoraires d’avocat pour la due diligence. Sur un achat neuf, ajoutez le fonds d’amorçage de la copropriété. Ensuite viennent les charges mensuelles, de 40 à 90 THB par m².
- Vaut-il mieux acheter neuf sur plan ou en seconde main à Pattaya ?
- La seconde main offre presque toujours un meilleur prix au mètre carré et vous permet de voir le bien réel, la copropriété et son entretien. L’achat sur plan a du sens uniquement avec un promoteur au bilan solide et un échéancier indexé sur l’avancement. Pattaya compte plusieurs chantiers arrêtés : la question du promoteur prime sur celle du produit.
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